• histoire

Étymologie et histoire de Plogoff

Plogoff vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Cov ou Colodoc, Kénan, Quay, Ké qui est né en Irlande et vient à Tours, où il se fait religieux dans le monastère de Saint-Martin. Après avoir été évêque de Dulek, au nord de Dublin, il revient sur les côtes du Léon.
On rencontre les appellations suivantes : Ploegomff (vers 1330), Ploegoff (en 1368, 1379 et 1394).

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Devenus conscients de ce qui les attend, et qui ne sont pas encore au bord des délits. Cette ville, dont le nom est apli rencontre sexe Pucón « le vin”, est aujourd’hui d’actualité, et il n’y a peut-être pas d’autre ville. L’un des deux jeunes militants qui ont participé à une manifestation du 7 avril contre la loi antiterroriste en lien avec l’islamophobie.

La découverte d’un menhir à Lescoff, des restes de trois dolmens et de huit tumuli atteste une présence humaine au Néolithique et à l’âge de bronze sur le territoire de Plogoff. La paroisse est créée lors de l’arrivée des Bretons, du Vème au Vième siècle. L’évangélisation y trouve durablement un terrain favorable. Plogoff possédait trois manoirs, aujourd’hui disparus, propriété des seigneurs de Kérazan de Cléden, Lézouacl’h de Goulien et Rosmadec de Pont-Croix.

Au XVème siècle, les propriétaires du manoir de Kergaradec ont une rente sur les pêcheries du Cap Sizun. Dans ce pays marin, il est difficile pour les seigneurs de trouver des métayers.


• Plogoff c’est aussi des légendes

Une légende prétend que c’est dans la Baie des Trépassés (Cap Sizun) (bae an Anaon) que Gradlon lâcha sa fille, qu’il portait sur l’encolure de son cheval. Enchantée par le diable, la princesse avait subtilisé la clef des portes de la ville d’Ys au cou de son père. Ce diable déguisé en beau prince lui soutira cette clef et ouvrit les portes de la ville par une nuit de tempête. L’alerte fut sonnée dans la ville et Gradlon parvint à s’échapper sauvant sa fille derrière lui sur sa monture. L’évêque de Quimper accourut devant ce théâtre, vit le diable s’envoler et comprit la faute commise. Gradlon apprenant la forfaiture de sa fille abandonna la jeune femme aux flots en furie, tandis que derrière lui, Ys disparaissait dans l’océan déchaîné. On dit que depuis la princesse pleure sa tristesse dans le raz de sein, enchantant les marins jusqu’à la baie des Trépassés, cette plage de sable battue par la houle qui s’ouvre face à l’Atlantique entre la pointe du Raz et la pointe du Van


• La peste à Lescoff

Au XVIème siècle, en 1580, la peste apparut en Europe du nord. Elle se répandit jusqu’en Espagne et au Portugal où elle est signalée en 1602. Endémique, elle se développait partout en Europe, principalement par les voies maritimes. C’est ainsi qu’elle apparut à Plogoff. Les équipages étaient décimés par cette maladie fatale. Lors des naufrages, les riverains montaient à bord et rapportaient les dépouilles des cadavres à leur domicile. Ils ne tardaient pas à ressentir les premiers symptômes de la peste. La croyance populaire attribuait cette fatalité à une punition venue du « ciel ». De nombreuses superstitions virent le jour ainsi que l’appel à la dévotion pour obtenir une improbable guérison miraculeuse mais sûrement le paradis. voir le texte complet


• Petite histoire de Plogoff au XVII et XVIIIème

La fin du XVIIème siècle marque le recul de la prospérité du Cap-Sizun. En effet, le conflit maritime qui s’ouvre en 1689 avec l’Angleterre et qui ne prendra fin qu’en 1815, la guerre des Sept ans ainsi que la guerre d’Indépendance Américaine, font de nombreuses victimes parmi les Capistes. Depuis que Colbert a institué le système des classes en 1668, les gens de mer sont tenus de faire régulièrement des périodes sur les vaisseaux du Roi. En temps de guerre les marins valides de 18 à 50 ans sont systématiquement « levés » et prennent la direction de Brest, le grand port du Ponant. De nombreux Capistes, souvent très jeunes, mousses ou novices, meurent de privations, de maladie, d’épuisement, de mauvais traitement…


• Guerre 39 /45

Le Commandant d’Estienne d’Orves, les lieutenants Barlier et Doornick, fusillés par les allemands le 29 Août 1941 au Mont Valérien, tous les trois, venant d’Angleterre, ont débarqué à Pors Loubous. Yan Doornick le 5 Septembre 1940, Maurice Barlier le 4 Décembre 1940 et Honoré d’Estienne d’Orves le 22 Décembre 1940. Ils furent tous hébergés par la famille NORMANT du village de Pénnéac’h.

Premiers officiers de la France combattante débarqués en zone occupée, ils eurent le triste privilège d’être les premiers fusillés des Forces Françaises Libres.

Une stèle commémorant le débarquement de ces trois résistants à Pors Loubous a été érigée au bout de la route.

Plus loin sur la côte, à Feunteun Aod, le 3 Février 1944, s’échouait le « Jouet des Flots » avec 32 hommes à bord. Cette pinasse devait acheminer vers l’Angleterre, dans le cadre de l’Opération « Dalhia », commandée par le lieutenant de vaisseau Henaff, des aviateurs alliés, et des membres de la résistance française dont Pierre Brossolette le Préfet Bollaert, le Commandant Edmond Jouhaux, Yves Bargain adjoint du L.V Le Henaff.

Une stèle a été inaugurée le 8 mai 2004 à Feunteun Aod, elle domine le petit port où a eu lieu le naufrage du « Jouet des Flots ».


• Plus près de nous la lutte contre le Nucléaire

À la fin des années 1970, l’État français a voulu implanter une centrale nucléaire sur le territoire de la commune. Le projet fut rejeté massivement par les plogoffistes et d’autres partisans anti-nuclaires venus de toute la Bretagne voire de la France entière. Le conflit, souvent violent, dura plusieurs semaines. L’opposition à la construction, répertoriée sous le vocable « les évènements de Plogoff », est la première manifestation majeure contre la politique nucléaire française.
Ce combat anti-nucléaire remporté de haute lutte par les opposants au projet de centrale a été à l’origine de plusieurs livres, de deux films (Plogoff, des pierres contre des fusils – L’affaire Plogoff), de nombreux articles de presse et de dizaines d’affiches.


• La Pointe du Raz

Les premiers hôtels sur le site dataient des années 30 et ils furent détruits par les allemands à la libération.

Sur le promontoire de la pointe du Raz un centre commercial construit dans les années 1970 fut remis en cause et détruit car il dénaturait le site.

En contrepartie un nouvel espace d’accueil fut créé en retrait et sa gestion confiée à un syndicat mixte. Il semble plus en rapport avec les aspirations de mise en valeur de ce patrimoine et permet de mieux accueillir les visiteurs.